Biba dans la Presse – Les recettes de ces Français qui réussissent à l’étranger

Les recettes de ces Français qui réussissent à l’étranger

Monter une entreprise à l’étranger ? Pourquoi pas ! Mais, pour mettre toutes les chances de son côté, mieux vaut avoir bien balisé le terrain avant de quitter l’Hexagone.

Près de 2,3 millions de Français vivraient actuellement hors de nos frontières, dont 1,5 million inscrits officiellement auprès des consulats. Si la plupart y sont envoyés par leur entreprise pour conquérir le marché international, quelques-uns préfèrent tenter l’aventure en solitaire. Certains rencontrent la fortune, comme Régis Dubrule, le frère du fondateur du groupe hôtelier Accor, aux commandes d’une entreprise de meubles devenue en quelques années « l’Ikea brésilien ».

Ou encore Jacques Branellec, un Breton installé à Manille, qui est aujourd’hui l’un des trois premiers producteurs mondiaux de perles. Des réussites flamboyantes que beaucoup rêvent d’imiter. Mais est-ce si simple ?

Dans de nombreux pays, les règles concernant l’accueil des entrepreneurs étrangers sont devenues très contraignantes. « Aux Etats-Unis, pour obtenir un visa d’investisseur, mieux vaut arriver avec des arguments solides, prévient Biba Pedron, fondatrice de My French Network, une société accompagnant les Français souhaitant s’installer outre-Atlantique. La société doit exister depuis trois mois et déjà bien fonctionner, preuves à l’appui. En plus, de solides garanties financières, dont le montant dépend du type d’activités, sont exigées! »

 

De son côté, « la Chine offre beaucoup d’opportunités et attire les entrepreneurs occidentaux, parfois novices, constate Greg Autef, directeur de CI Process, une société de conseils en implantation d’entreprises européennes en Chine et à Hongkong. Même lorsque leur projet est pertinent, beaucoup repartent quelques mois après, car ils n’étaient pas suffisamment préparés. »

Connaître les réseaux locaux

Limiter les risques est donc indispensable. Par exemple, en ne se contentant pas d’appliquer des recettes franco-françaises. Une boulangerie à New York, pourquoi pas ? « Mais attention : si les Américains apprécient les croissants, au quotidien, ils achètent surtout des donuts, alors mieux vaut en maîtriser la fabrication! » prévient Biba Pedron.

« La connaissance des pratiques culturelles locales est essentielle pour réussir dans un pays étranger », confirme Pierre Dhomps, PDG d’Energy 7 International, spécialisé dans l’accompagnement d’entrepreneurs européens en Chine. Il ajoute : « Là-bas, les relations sont toujours envisagées sous l’angle de la longue durée. Se préoccuper de la vie familiale de ses interlocuteurs est normal, et même recommandé. En revanche, il est du plus mauvais effet de montrer des signes d’impatience lorsqu’une affaire peine à se conclure. »

Autre gage de réussite : avoir une fine connaissance des réseaux locaux, qui permet de ne pas se perdre dans les méandres de la réglementation. Ainsi, en Chine, certaines activités sont ouvertes aux étrangers, d’autres pas. « Tous les projets d’investissements étrangers doivent recevoir l’agrément des autorités locales », précise Greg Autef. Entre la demande et la délivrance d’une licence d’activité, il faut trois mois au minimum…

Dossier réalisé par Jean-Marc Engelhard
Source LeParisien.fr

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